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L'appel du 5 mars ``Résister !``

Que ce soit lors du rassemblement à Pfettisheim ou à l’arrivée à Eckwersheim, les différents intervenants ont parlé de « résistance » au projet de contournement ouest de Strasbourg (ex. GCO).
« Si on combat, on a une chance », a démarré Luc Huber, maire-délégué de Pfettisheim. Sylvain Metz, président de l’Association de Défense pour la qualité de vie à Duttlenheim a ajouté : « on peut faire tomber le projet si on reste mobilisé. Vinci a des difficultés pour trouver les compensations environnementales ».
Après ces mots pour galvaniser la troupe, environ 300 marcheurs ont quitté Pfettisheim en direction d’Eckwersheim. À l’arrivée au château d’eau, Jean-Marie Wilhelm, l’un des organisateurs a dressé un état des lieux sanitaire alarmant :  » avec le GCO 30 000 véhicules sont annoncé sur le km entre Eckwersheim et Vendenheiim. Ils rejetteront 4,5 tonnes de CO2 dans l’air », ce qui n’est pas anodin pour la santé. « Résistons », conclut-il.

Philippe Pfrimmer a annoncé les deux rendez-vous à venir. Le premier, le 15 mars, lorsque le tribunal administratif se saisira du recours conjoint d’Alsace Nature et de la Commune de Vendenheim, contre le GCO : « j’espère que le juge ne bottera pas en touche et enverra l’affaire au Conseil d’Etat qui ne jugera pas avant plusieurs mois. Je suis impatient de savoir ce qu’on va nous dire ». Le 2e rendez-vous est le 19 mars avec la dernière marche des cabanes entre Eckwersheim et Vendenheim.
Pour Maurice Witz, vice-président d’Alsace Nature, le combat n’est pas perdu : « Nous avons des arguments pour faire retarder le projet et nous manifestons pour l’intérêt général ». Evoquant les propriétaires fonciers, sollicités par Vinci, il leur dit : « ce n’est pas le moment de céder. Résistons et le projet tombera ». Dany Karcher, maire de Kolbsheim, rebondit sur le sujet des déboisements et constate : « j’ai eu un un choc quand j’ai vu des clairières se former dans la forêt à Kolbsheim. En septembre, Vinci n’aura plus rien à couper, si les forestiers le font dès à présent ». Pour lui, il ne faut ni se résigner ni abandonner le combat.